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dimanche 1 octobre 2023

2023 - semaine 38

 




Alors celle-ci, je ne l’avais pas vue venir…
Après ma séparation, je me suis lancée dans une nouvelle vie plus « authentique »: pas de maquillage, du naturel, de la seconde main, du vrac, pas de superflu, tout ça tout ça… 
et puis, 4 ans plus tard, je me retrouve à commander la palette de maquillage que Marion Caméléon a créée avec Sephora… 
Et même que Captain B, trépignait autant que moi à l’idée d’ouvrir le colis et qu’il s’est écrié quelque chose du genre «  ouaaaaaah, c’est la plus belle palette du mooooonde! »
Non vraiment, je ne sais pas ce qui s’est passé !


Ce sont sûrement les couleurs des 2 premières lignes (que j’ai super mal retranscrites dans mon dessin) mais un arc-en-ciel pastel et une ligne de bleus, ouah !!! Comment pouvais-je résister ?

Et puis, mine de rien, c’est bien plus qu’un achat inutile ( c’est pas inutile, puisque c’est beau !), c’est un bout de vie… rien n’est simple !

Ma période de « retour au naturel » c’était aussi un moyen de me couper du monde et de ses codes. Et vouloir revenir à plus de superficialité, c’est aussi m’autoriser à être moins parfaite et, finalement, plus proche de la réalité.

Fin de la parenthèse philo. Avec la palette, pour l’instant, je fais plus du barbouillage qu’autre chose… Mais c’est rigolo, et ça brille !




dimanche 19 février 2023

2023 - semaine 7

 

Cette semaine, je joue à créer des tenues... 

Et la Saint Valentin, j'en ai beaucoup parlé les années précédentes, pour me plaindre d'être seule, ou pour dire que je m'en fichais (c'était pas vrai!). Je suis en train de lâcher prise sur beaucoup de clichés, dont le fait qu'être en couple soit indispensable pour être heureux, donc vraiment, cette date ne me rend plus mélancolique. Cette année, j'ai repensé aux 14 février de ma vie, pour voir s'ils étaient vraiment si tristes que ça !

Première considération : quand faut-il commencer  ? En 1990, peut-être ? Je n'ai pas vraiment de souvenirs avant mon entrée au collège, et même là... on en parlait certainement, parce que ma meilleure amie avait son anniversaire le jour d'après. Je n'avais pas de petit copain, pas de cadeau à faire ou à recevoir, et ça devait bien me rendre un peu triste puisque je voulais faire comme tout le monde.

Deuxième considération, donc : en fait, je ne m'en souviens que très peu.

Troisième considération : Je me souviens des années avec le père de mon fils, mais les détails de cette histoire n'ont pas leur place ici. Certaines ont été magiques, d'autres moins. Tout ce que je peux dire, c'est que les années où je ne m'attendais à rien ont été les plus belles. Et que la vie réelle d'un couple n'a pas grand chose à voir avec le happy end des films.

Quatrième considération : J'ai passé deux 14 février à l'étranger, l'une dans une école finlandaise, et l'autre dans une université américaine; si j'ai bien compris, là-bas, on y célèbre tout simplement l'amour, sous toutes ses formes que le couple. A l'école, les enfants font des petits cadeaux à ceux qu'ils aiment bien... Cette année, j'ai beaucoup aimé l'idée d'une collègue virtuelle qui a organisé un "Secret Valentine", où chaque élève a confectionné une carte à de ses camarades tiré au sort.

Cinquième considération: celle-ci était vraiment exceptionnelle. Encore plus quand on sait que c'était en février 2020, quelques semaines à peine avant le confinement !

Sixième considération : Ah si, j'ai un souvenir de lycée sur Saint Valentin ! A l'époque, on faisait des spectacles avec l'aumônerie (ça mériterait d'être raconté un jour !). L'année de mon bac, le spectacle parlait d'amour. J'y jouais l'ange Malus, qui voyait tout en noir. Avec mon acolyte l'ange Bonus et notre chef Quo Vadis, nous avions interviewé ce fameux Saint Valentin ! Si je retrouve le texte et que j'ai le temps, je vous en parlerais. C'était définitivement une très belle expérience. Merci à toi qui rendais cela possible, si tu passes par là :)

 

Bonne semaine à vous !


mercredi 21 avril 2021

Enfants du soleil


Vite, laissez-nous sortir, avant que je me fiance à Miguel le gorille. 


Je vais essayer de programmer un dessin, même tout petit, même raté ou pas drôle chaque mercredi.

A bientôt !

 

samedi 21 mars 2020

Au commencement

Il y a très longtemps que je veux raconter notre histoire.


Est-ce ce que le contrat est rempli pour celle qui m‘a demandé un dessin de Friends ? 



Pourquoi je raconte ça maintenant ?
Déjà, je voulais le faire juste après ceux du 8 mars, mais le COVID 19 en a décidé autrement, j'ai préféré vous parler d’école à la maison et de mon entreprise. 
Mais c'est très bien ainsi, ça fait exactement 5 ans ce matin que je me suis levée avec ce pressentiment.


Premièrement parce j'ai besoin de raconter ça pour pouvoir parler de mes choix de jeune maman comme vous me l'avez demandé, parce que ces choix, je les ai faits dans cette situation particulière.

Ensuite, j'ai vu cette chronique de Baptiste Beaulieu. Et je me suis rappelé avoir écrit, dans mon article du 8 mars que "j’ai de la chance, je n’ai subi que des tracasseries vestimentaires ou de petites vexations, aucune violence !". Et que c'était pas exactement vrai. Donc j'ai rectifié et j'ai eu le courage d'enfin dessiner cet article plutôt personnel.

Oui, j'ai choisi ce que JE voulais. J'étais féministe sur ce coup-là, parce qu'on n'était pas d'accord, qu'il n'y avait pas de compromis possible et que c'était mon corps après tout. Je me serais pourtant bien passée de la culpabilité de n'avoir pas été capable de faire ce que voulait mon homme, parce que c'est ce que j'étais censée faire en tant que femme, lui faire plaisir.


Aussi, je rappelle cette histoire de préservatif. Pensez-y, vraiment.
Je ne souhaite à personne d'avoir à faire face à une grossesse imprévue, et à la prise de décision qui s'ensuit. C'est terriblement difficile d'être face à ce choix, et si c'est votre cas, je pense fort à vous. Personne ne peut choisir à votre place, et vous ferez ce qui sera le mieux pour vous. Je ne suis pas là pour vous juger ou vous dire de faire comme moi, juste pour vous dire que je vous comprends, que j'étais là, il y a 5 ans... et que ça va mieux, un jour.


***
On arrive à la fin de la partie programmée de l’article, celle écrite avant le confinement.
J’ai l’impression justement, que toute cette histoire de virus est trop folle pour être vraie... et je ressens un peu les mêmes émotions que quand j’ai compris que j’étais enceinte « pour de vrai » et que parfois la vie fait ce qu’elle veut.
Au fait, même après une semaine de confinement avec mon petit, je ne regrette pas mon choix ! Il y a eu des moments bien fatigants, mais d’autres qui valaient tellement la peine !!!


Merci pour votre soutien sur utip

vendredi 14 février 2020

Love today




La date d‘aujourd’hui ne me laisse pas trop le choix de la chanson.
Tout le monde aura quelqu’un à aimer aujourd’hui, et si vous ne trouvez personne, regardez dans le miroir, et commencez par la personne que vous y voyez !

Cette chanson est géniale en concert, et ça tombe bien, C’EST CE SOIIIIIIIR !



Happy day!

dimanche 26 janvier 2020

Personne ne m'aime - 4

Voilà enfin le 4ème article de la trilogie.


Vous savez bien, pourquoi je ne dis plus que personne ne m'aime.

Il y a 4 ans que tout a changé, que j'ai rencontré l'amour de ma vie.
Je ne suis pas sûre de grand chose concernant son éducation, mais je suis sûre que mon monde a changé en mille fois mieux depuis qu'il est là.



D'ailleurs, sur ce sujet, tellement difficile à dire sans tomber dans les grandes phrases neuneu, je vous invite vraiment à aller consulter les illustration de Yannick Vicente.
En voici une, par exemple, allez voir son Facebook ou son Instagram.
Ses dessins m'ont tellement touchée, que si j'essaie de prendre les crayons sur ce sujet, je n'en ferais qu'une pâle copie. Je laisse les siennes, donc.

Et c'est vrai que j'ai entendu souvent, dans les moments de colère, et particulièrement ceux où, moi, je ne m'aimais pas et où je n’étais pas à la hauteur...





Je ne dis plus "personne ne m'aime".


En espérant que vous avez trouvé ce déballage intéressant, 
je vous embrasse et vous souhaite un bon dimanche.

vendredi 24 janvier 2020

Personne ne m'aime - 3


Et voilà le dernier volet de cette saga... 
C'est le seul que j'ai un peu enjolivé, je devais vraiment vouloir que cette trilogie ait un happy end. 
Avant de retrouver ce texte, je n'avais aucun souvenir de cette anecdote, et même si je l'ai rédigée de façon romantique, certainement que Prosper (dont j'ai changé le prénom !) n'avait aucune ambition romantique, lui, juste envie de faire sourire une amie (ce qui est très sympa aussi)...

En vrai, je me souviens d'avoir eu honte, tellement honte, de n'avoir été aimée de personne.
J'avais 20 ans pour mon premier baiser...
Puisqu'on est dans les souvenirs douloureux, le voilà, d'ailleurs...

Plutôt décevant comme entrée en matière. Moi qui rêvais de paillettes et de romantisme, j'ai perdu un ami ce soir-là, car ce garçon ne m'a plus reparlé pendant des années, sans doute parce qu'il s'en voulait un peu d'avoir franchi une limite. Et moi j'ai découvert que l'amour pouvait faire bien mal. Je me suis sentie tellement coupable de ce moment-là...


Pourtant, j'attendais quand même ce prince charmant.
Pour être "en couple", comme tout le monde, mais aussi parce que je pensais que c'était ça qu'il me manquait, que cet homme en débarquant, me réparerait !

"Je suis nulle. Dis-moi ce que tu veux que je sois, je m'adapterais"
(j'ai voulu représenter un homme "idéal" pour moi. Il lui reste un petit air de Will Schuester.)

Il y avait peut-être une toute petite chance pour que je rencontre un homme comme ça, qui aurait eu la délicatesse et la motivation pour me mettre en confiance, m'encourager, me dire que j'étais assez, et qu'il n'y avait pas besoin de me réparer.

J'aurais aimé que ça se passe comme ça avec le père de mon fils.
Cependant, il y avait beaucoup plus de chances que je rencontre quelqu’un qui, puisque je le demandais, m'explique ce que je devrais être, et me noie sous les conseils...
Et c'est ce qui s'est passé. Je suis sortie de là avec encore plus de doutes...

Et j'étais très triste...
Cet Amour, que j'avais tant voulu, tant attendu, finalement, m'avait fait plus de mal que tout le reste.
 Quelle déception !  

J'ai compris la leçon.
Je suis seule et parfois ça me pèse. je voudrais parler à un adulte ne rentrant le soir, être câlinée, partager des projets.
Peut-être que je rencontrerai cette personne.
Mais je n'ai plus honte d'être seule, je ne me sens plus coupable de ça. 
Je ne veux plus de relation avec quelqu'un pour être comme tout le monde, parce qu'il me manque une partie de moi. Je me laisse le temps.

mercredi 22 janvier 2020

Personne ne m'aime - 2


Celui-là, aïe... Comme dans toute bonne trilogie (oui, j'ai dit qu'il y aurait 4 articles et je parle de trilogie, vous comprendrez plus tard !), le numéro deux est le plus sombre.
Mon projet initial était de vous montrer les 3 images d'un coup, sans trop de commentaires, surtout sur celle-ci, parce que je n'étais pas prête à parler de ce thème. Certaines remarques professionnelles et personnelles, et une conversation avec un plus si petit bonhomme m'ont convaincue.

A 12 ou à 21 ans, je n'avais pas les mots pour comprendre ce que je vivais, ni pour en mesurer les conséquences. Il s'agit de harcèlement, qui a, lui aussi été médiatisé depuis...

La raison pour laquelle, je ne voulais pas en parler est que je ne me sens pas guérie du tout !

A 35 ans, je suis bien consciente de toujours revivre le même schéma, celui où je suis dans le meilleur des cas exclue des groupes et des conversations, et où l'on se moque de moi. Et toute mon attitude engendre ça, je n'essaie plus vraiment de m'intégrer, je sais que ça finira comme ça.
Quand j'étais maitresse, j'aurais pu agir, mais j'avais peur, des harceleurs, même si c'étaient des élèves et moi la prof. J'ai toujours peur quand je rentre dans un collège...
Et je me sens coupable de ça. D'être différente et de provoquer les moqueries. De ne pas être aimable. De ne pas y arriver. C'est ma faute, je n'avais qu'à moins me faire remarquer, rentrer dans le moule.

Oui, je suis différente. 
Mon premier souvenir d'école, c'est justement cette sensation de voir tous ces autres interagir, sans bien comprendre ce qu'ils faisaient et pourquoi moi je n'étais pas comme eux. Accrochée à la jupe de ma mamie-maitresse, j'attendais patiemment l'heure de la sortie et la fin du supplice.
A l'heure qu'il est, je ne sais pas exactement d'où vient cette différence, ses causes (hypersensibilité, HPI, TSA, MnM's, SNCF ou RTL...), je commence juste à comprendre qu'elle est là, et qu'elle ne disparaitra pas.
Ce que j'ai envie de dire, c'est que, même si j'ai développé cette espèce de paralysie ridicule (je me ferme et j'attends que ça passe), ça n'a pas empêché tous ces mots, toutes ces remarques, tous ces regards fuyants et ces ricanements de me trouver et de me blesser. Bien joué les gars. 
Mais pourquoi ? Qu'est-ce que ça vous apporte ? En quoi ça vous gêne que je ne sois pas comme vous ?




Et puis ces derniers temps j'ai compris.  
Je suis une victime, je ne suis pas coupable.
C'est vrai que je suis différente, mais ça ne justifie pas de me faire souffrir pour ça.
On n'a pas le droit de blesser quelqu'un parce qu'il est différent.
Je suis victime, pas coupable.

(Je suis coupable de toutes les fois où j'ai participé à des moqueries pour détourner l'attention de moi, et aussi, de toutes les fois où je n'ai pas su dire ça aux enfants que je voyais souffrir. )

lundi 20 janvier 2020

Personne ne m'aime -1

Cette semaine, je me lance dans une série très personnelle de 4 articles.
Quand j'ai recherché mes vieux dessins, j'ai aussi retrouvé cette "autobiographie" que notre prof de français nous avait fait faire, en BTS. J'avais presque 21 ans.
Je me suis longtemps demandé si je devais le partager.
C'est très personnel, et ça parle de ce qui me fait mal. Le style ressemble déjà à ce qui, quelques années plus tard, donnerait naissance à ce blog. Les dessins sont moches, c'est vrai. C’était un devoir de français, fini un soir très tard, alors que j'avais plein de projets en art à terminer, alors je me suis plus attachée au texte qu'aux dessins !
On y retrouve des choses qui sont encore vraies, malheureusement. Et je n'arrête pas d'y penser depuis, j'ai encore des choses à dire sur ces points.Alors je me lance. Je vous montrer ce textes et je réponds à mon moi de 20 ans...


Cette partie-là traite de l'enfance, de ces colères que je ne savais pas maîtriser.

Qu'aurait-dit cette Aurélie de 21 ans en rencontrant mon/son fils ?
Et qu'aurait dit celle de 8 ans (je dirais plus 5-6 ans, maintenant que je vis avec un 4 ans et que j'ai travaillé avec des tas de petits !) ?

A 35 ans, je suis passée de l'autre côté de la barrière, c'est moi, maintenant, qui tente d'empêcher mon enfant d'exploser. Et les tendances éducatives ont changé !

Aujourd'hui, on parle d'éducation positive, bienveillante, on bannit les punitions, et on invite les enfants et leurs parents à accepter leurs émotions. C'est un long sujet. J'avais envie de vous raconter ce que je pense de tout ça, et puis, j'ai reçu et lu ce livre et comme il résume à peu près ce que j'ai à dire sur le sujet, en mieux, avec des références en prime, je vous conseille plutôt de le lire (et je peux le prêter, si quelqu'un est intéressé).
Pour moi, l'intéret de l'éducation positive, c'est de laisser le droit aux enfants de s'exprimer, tout simplement parce qu'ils sont aussi des êtres humains. Je trouve ça bien qu'un enfant puissent coopérer parce qu'il a envie d'aider ses parents, parce qu'il est convaincu que c'est bien. Je ne veux pas que mon fils m'obéisse parce que je suis une adulte et que les adultes commandent, point. Je ne veux pas le menacer de mille punitions, pour qu'il m'obéisse et qu'il ait peur de moi.
Pour être honnête, c'est une évidence pour moi, parce que c'est aussi comme ça que j'ai eu la chance d'être élevée.
Mes parents étaient extrêmement en avance sur ce point, et nous ont toujours laissé le droit de nous exprimer: pour avoir quelque chose, ils ne fallait pas être sage, mais prouver qu'on en avait besoin, trouver des arguments, et convaincre. On nous a beaucoup expliqué les choses, quand on le demandait. Nous avons aussi eu une éducation non-violente, avec très peu de punitions corporelles.
Mais oui, il est arrivé que nos parents perdent patience.
Et pourtant, quand mon petit a commencé à faire des crises et des colères, je me suis retrouvée à hurler aussi, à lui dire de se taire, que j'avais raison, à ne pas céder, à me laisser moi emporter dans des émotions violentes... alors que je n'avais jamais voulu ça.

 Parce que malgré tous nos beaux principes, il y a un moment où l'on atteint nos limites...
Mon père atteignait les siennes quand je me mettais à hurler, et moi qui détestais ça, je l'ai pourtant reproduit avec mon enfant.Et c'était terrible.  Et le passage sur le pardon !!! J'insiste tellement fort pour que mon petit s'excuse, alors que ça a toujours été extrêmement difficile pour moi de m'excuser
Faire des enfants, c'est aussi ça, se confronter à ses limites et ses failles. 

 Je comprends aussi que mon père devait s'en vouloir aussi, d'ailleurs. Je n'écris pas ça pour faire son procès, bien au contraire. Il a fait de son mieux, mais il n'était pas un superhéros, parce que personne ne l'est ! Et ce texte a été écrit à la fin de mon adolescence, de cette phase où j'avais besoin de critiquer mes parents pour m'en détacher.

C'était troublant de lire ça, comme un message prémonitoire. Un jour, quand mon fils était en colère, et que moi, j'avais appris à m'écouter plus, que j'avais assez dormi, je me suis assise à côté de lui et je lui ai raconté ça. Et je lui ai dit que je l'aimais, et tout ce que la petit Aurélie aurait voulu entendre. 
Non, il ne s'est pas calmé par magie.
Je ne sais pas si ça a aidé, s'il a grandi, si j'ai grandi, si on est juste plus heureux, ou si ces mots ont atteint leur but, mais les colères se calment...


lundi 30 décembre 2019

Bye 2019...

Chère année 2019, je dois bien avouer que je ne sais pas trop quoi penser de toi ...
Il y a eu tellement de choses, tellement de changements ! 

Alors, j'ai repris mon blog, et j'y ai choisi une image pour chaque mois  
(et même deux parfois, parce que les choix, c'est dur pour moi!)


En janvier, j'ai tenté de trouver un équilibre entre cette nouvelle liberté, la culpabilité, et cet enfant partagé...

  
En février, je suis partie au bout du monde (il y a encore un carnet de voyage qui attend d'être mis au propre et publié, d'ailleurs...) et mon fils m'a beaucoup manqué !

En mars, j'ai lancé un nouveau challenge (d'ailleurs certaines idées attendent encore !).
J'ai dessiné celui-là, sans savoir qu'on parlerait beaucoup de Notre-Dame de Paris le mois suivant...


En avril, j'ai changé de lunettes et dessiné France.

En mai, j'ai fêté mes 5 arc-en-ciels, et j'ai dû prendre une importante décision professionnelle.


En juin, j'ai, comme tous les ans, été noyée dans le rythme fou de l'école, mais en me disant que c'était la dernière fois, et je vous ai annoncé en juillet ma décision de prendre une année de disponibilité.
En juillet, je me suis lancé le défi "un dessin par jour de vacances", et je l'ai réalisé, celui-ci. 
Mon fils a découvert la Bretagne...



En août, j'ai encore fait un desin par jour et j'ai alterné les semaines en tête-à-tête avec mon petit et les semaines seules, alors je n'ai pas pu choisir qu'un seul dessin...


En septembre, j'ai fait le grand saut... ce mois fut étrange.
J'ai été ravie de pouvoir chercher et emmener mon fils à l'école, de m'occuper de préparer des repas plus sains pour nous deux et sutout, de ne plus utiliser toute mon énergie pour trouver le courage de passer 6 heure par jour à être regardée par des élèves...
Mais j'ai aussi découvert les difficultés d'organisation, et l'angoisse de la recherche d'un job alimentaire, quand tu as trop de diplômes pour être caissière et que tu n'es pas du tout à l'aise face à un/e inconnu/e ( Euh ce que je peux vous apporter ? Aucune idée !)

En octobre, il y a eu Inktober, et la fabrication des calendriers aussi. Il a fallu dessiner : 12 fonds avec des graphismes, 12 aventures de Maurice et cie, 12 pages de cases, une couverture, et tout mettre en page, ça a duré des heures. J'en profite pour vous remercier encore de l'accueil que vus avez réservé à ce calendrier !


Novembre est le mois de la mélancolie, jusqu'au 29 au moins...
Je trouve cette paire de dessins très réussie, toutefois.


  
En décembre,  j'ai  fêté et préparé des cadeaux..


Et voilà, chère 2019, tu touches à ta fin, et tu m'as menée là où je n'aurais jamais osé aller. Moi qui trouvais que 2018 n'était pas de tout repos, je ne me suis pas ennuyée non plus avec toi !
Merci de tout ça, et merci à vous aussi, qui me lisez...


lundi 11 novembre 2019

Onze

Nous sommes le 11 novembre 2019...
Cela fait 11 ans.
11 ans que mon téléphone a sonné, que j'ai entendu la voix de mon père m'annoncer l'inimaginable...
"Mamie Bernadette est morte ce matin".
J'étais déjà orpheline d'un papi, mais cet appel-là a été un coup de tonnerre, parce que ma mamie, elle était encore jeune, parce qu'elle se remettait de deux fractures du col du fémur et qu'elle venait de retrouver le sourire, et parce que c'est elle qui me gardait...
Je pourrais faire la liste de tout ce qu'elle n'a pas vu, des choses qu'on aurait tellement aimé partager avec elle, des choses que je suis bien contente qu'elle n'ait pas vues, des chagrins qu'elle aurait pu consoler.

Vous reconnaissez peut-être ce rituel de la Toussaint, des bottes et des manteaux neufs dont je parlais là. (il y a déjà 10 ans !)
 Oui, c'est triste.
J'aurais bien éclaté en sanglots, ce matin-là. 
Mais c'est si beau qu'il soit là, ce petit garçon, qu'il soit capable de ressentir ces émotions-là. 
Qu'il ait la chance d'avoir des mamies et des papis qui l'aiment et qu'il aime.
Et que les miens, c'est sûr, le voient d'où ils sont.




Et comme c'est la saint Martin, et que je veux fêter les vivants, 
j'ai dessiné sa Mamie à lui...

Ma maman qui n'a plus de maman depuis 11 ans, 
celle qui est toujours là, et à qui je dis si peu merci, et pourtant...
elle est là, elle nous aime, elle nous écoute, depuis toujours, dans les tempêtes et les bonheurs...

Et lui...
qui m'a montré combien l'amour d'une maman peut être grand !

lundi 19 août 2019

Vacances 19 - semaine 6

Bonjour ! 
Voilà la sixième semaine de vacances s'est terminée. Je suis plutôt contente des pages que je vais vous montrer.

LUNDI

 Un page un peu plus graphique pour ce jour-là. Mine de rien, des feutres qui fonctionnent correctement, ça change tout !

MARDI
 
Un portrait de mon modèle préféré, encore aux feutres (avec une faute mais tant pis, c'est un carnet d'impression, pas un document pédagogique !)

MERCREDI

 Un petit truc personnel. J'ai tenté de dessiner ce que j'imaginais quand il racontait la scène. C'est donc mon imagination, et pas du tout une représentation réaliste du peuple kirghize, à qui j'espère ne pas avoir manqué de respect. Par contre, j'ai clairement raté les cheveux de mon frère. Mais comme pour l'image du dessus, je travaille sur papier, sans arracher de page, donc je les laisse comme cela.

JEUDI

Encore une histoire personnelle...
Je m'obstine à utiliser l'aquarelle sur papier trop fin, et pour ce dessin-là, je trouve que ça rend bien.
 
 VENDREDI



Là, techniquement, je dirais que l'aquarelle était trop foncée, le rendu de la lumière sur ma photo était bien meilleur.
J'ai  beaucoup aimé discuter avec des artistes de leur procédé de création. Et j'ai compris ce soir-là que dessiner est ma forme de méditation. Je suis immergée dans les lignes, les formes, les motifs, et le reste ne compte plus.

SAMEDI

Comme j'avais beaucoup aimé la rencontre, j'ai essayé de dessiner les trois artistes de Mehli Arts.
Toujours à l'aquarelle sur papier fin, on ne se refait pas, n'est-ce pas ... 

DIMANCHE

Voilà... On ressent aussi mon épuisement dans le dessin, et c'est très bien comme ça.


Ce dessin est le 42ème de la série. J'attends le commentaire sur la durée des vacances des profs.Ou pas.
J'espère que vous aurez noté que je cherche chaque semaine un fond différent pour photographier mon carnet.
Je vous souhaite une belle semaine.
Bises